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🇫🇷Le souffle du désir : la 9e édition du Salon de la littérature érotique enivre Paris
Paris, le 30 novembre 2025 – Sous les lumières tamisées et les voûtes chargées d’histoire de La Bellevilloise, dans le 20e arrondissement, un parfum de liberté sensuelle flottait ce dimanche après-midi. De 14h à 20h, le 9e Salon de la littérature érotique a ouvert ses portes, attirant un millier de visiteurs aux regards complices, aux murmures complices, venus célébrer le plaisir des mots qui caressent la peau et réveillent les sens.
Organisé par l’autrice et journaliste Flore Cherry, avec le soutien passionné de la marque de sex-toys haut de gamme Lelo et de la librairie-éditeur La Musardine, cet événement annuel s’est imposé comme un sanctuaire du désir lettré. Cette année, l’affiche l’annonçait sans détour : « Les femmes tiennent la plume, le micro et la scène ». Et effectivement, les voix féminines ont dominé, enveloppant l’espace d’une sensualité introspective et décomplexée.
Maïa Mazaurette, Chloé Saffy, Octavie Delvaux, Esther Teillard, Mathilde Biron, Valérie Tasso, Maylis Castet, Maud Serpin… Ces architectes du fantasme ont partagé la scène avec une énergie vibrante, ne laissant qu’une poignée d’hommes – comme le sexologue Gilbert Bou Jaoudé – pour compléter le tableau. « Le réel intérêt est de plonger dans la tête des femmes, dans leurs désirs les plus intimes, leurs fantasmes les plus secrets », confie Flore Cherry, les yeux brillants. Depuis #MeToo, la littérature érotique s’est métamorphosée : exit les regards masculins extérieurs, bienvenue aux récits qui explorent le plaisir féminin dans sa chair nue, sa vulnérabilité exquise, sa puissance enivrante.
Anne Hautecœur, directrice de La Musardine, observe cette révolution avec un sourire : « Il y a dix ans, nos clients étaient presque tous des hommes. Aujourd’hui, les femmes osent, souvent guidées par leur sexologue, préférant l’imaginaire brûlant des pages aux images crues. » Preuve en chiffres : sur les quinze titres publiés cette année par la maison, onze sont signés par des plumes féminines.
Au-delà des stands où les livres s’ouvrent comme des corps offerts, le salon a proposé une symphonie de sensations : lectures « scandaleuses » murmurées à l’oreille, confessionnal érotique où les secrets se libèrent dans un souffle, ateliers d’écriture où les défis font monter la température (avec des cadeaux sensuels à la clé), caresses virtuelles des sex-toys Lelo, ou immersions sonores dans le « Son du Désir » qui font frissonner l’épiderme.
Les tables rondes ont allumé les esprits : Chloé Saffy explorant les liens troubles et délicieux entre auteurs et lecteurs dans l’univers BDSM, ou débats sur la morale qui bride encore nos pulsions contemporaines. Dans une ambiance chaude, inclusive, où couples enlacés côtoient solitaires curieux, hommes attentifs aux mondes intérieurs féminins, chacun a pu goûter sans jugement à cette écoute profonde du désir.
« On est dans un moment d’écoute exquisite », murmure Flore Cherry. Un salon qui, année après année, prouve que les mots peuvent être la plus douce des caresses, capable de transformer les corps en feu et les esprits en extase.
Rendez-vous l’an prochain ? Irrésistible.
PS: En bonus l’article du parisien sur cet événement



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